Après le Japon, c'est donc la Chine que je vais découvrir, sa culture, ses paradoxes, ses habitants et son mode de vie.
A moi la grande aventure.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Pour ceux qui ne le sauraient pas, je cherche du taf (ça va finir par se savoir!!!). Et en Chine, il semblerait que la méthode la plus efficace pour en trouver soit d'utiliser son guanxi.
Mais qu'est-ce donc que ce machin là? Moi je veux bien le développer mais avant faudrait au moins qu'on m'explique ce que c'est.
Après une petite recherche, j'apprends que c'est tout simplement son réseau (note pour les informateux: passer ses nuits sur son PC en jouant à Quake, c'est pas ce que j'appelle utiliser son guanxi !!!).
Cool, je viens d'arriver en Chine, je ne connais pas encore grand monde, mais vous allez voir, je m'en vais te le développer quelque chose de bien!!
C’est pourquoi avec Vincent, nous sommes allés au « Australian Business Connections (ABC) Networking . En clair, c’est un petit cocktail pour rencontrer du monde et parler business tout en buvant un coup.
Nous voilà donc vendredi soir devant le Radisson Plaza Xingguo Hotel's Tavern.
Après avoir payé l’entrée (30 yuans), nous pénétrons dans l’arène, prêt à en découdre, les sens en alerte, la carte de visite frétillante.
Et là c’est le drame, personne ou presque. Seule une petite dizaine de personnes est là à discuter en petit groupe. Pas la moindre trace d’une bête isolée du troupeau sur laquelle nous pourrions nous jeter.
Qu’importe, nous ne nous laissons pas abattre et nous dirigeons vers le bar afin de prendre quelques bières, quitte à être là autant boire, on ne sera pas venu pour rien.
Au passage on a bu de la Shanghai Dragon beer, elle est pas mauvaise du tout, ça nous change de la Tsing Tao à 2 kuais.
Les bières et le temps passant du monde arrive petit à petit. Légèrement démotivés, on s’apprêtait à rentrer chez nous lorsque Vincent voit une proie à notre portée. Un homme est là juste devant nous, il est seul, c’est le moment d’en profiter. Notre sang ne fait ni une ni deux que nous sommes déjà sur lui. Deux autres personnes nous rejoignent rapidement, c’est parti pour un festival de cartes de visite, il en vient dans tous les sens, à peine a t’on le temps d’en dégainer une qu’il faut recharger. Vincent est là à coté de moi, il est mal au point, il n’a pas de business cards, comment faire dans ce monde ou tu n’existe pas lorsque tu n’as pas de carte de visite, il griffonne son nom et ses coordonnées sur un morceau de papier et l’affaire est pliée.
Malheureusement, le temps nous manque et il nous faut partir, on a un dîner de prévu à l’appart. Nous quittons donc le Radisson Plaza le portefeuille rempli de cartes de visite d’inconnus que nous aurons oubliés lorsque le soleil se lèvera.
Il y a 2 semaines, j’ai pris un taxi pour me rendre à un magasin de musique afin d’acheter une guitare. Lorsqu’en trajet, la radio se met à cracher une musique que je ne peux que reconnaître. Je vous le donne en mille, Lorie :je préfère rester toute seule.
Je savais déjà que les Chinois sont de grands amateurs de bonne musique française, Hélène de Hélène et les garçons faisant un tabac ici. Mais je n’avais encore jamais eu l’occasion d’entendre Lorie. Suivi alors une petite conversation avec le chauffeur de taxi au cours de laquelle je lui expliquais, que j’étais français et que la chanson à la radio venait de France également. Quand je dis conversation, je m’avance sans doute beaucoup, en gros je lui ai dit « Faguo » (français) en me désignant et j’ai répété « Faguo » en désignant la radio, le principal étant qu’il m’ait compris. Tout content, il a alors monté le volume de la radio à fond et nous avons tous les deux fredonné l’air de cette si belle chanson en claquant des doigts au rythme de la musique. J’ai alors sorti mon appareil photo pour faire une vidéo et immortaliser ce moment magique. Malheureusement, le disc dur de mon ordinateur m’ayant lâché ce week end, j’ai perdu la vidéo et ne pourrait pas vous en faire profiter.
Mais promis, si j'entends Lorie à nouveau dans un taxi, je filmerai la scène et la diffuserai sur ce blog.
Certaines personnes prennent l'escalier pour aller au paradis, samedi soir nous avons opté pour le taxi.
Il fallait bien que ça arrive un jour et ce fût samedi soir, nous avons eu notre premier accident de taxi.
Karen, Rémi et moi étions tranquillement installé à l'arrière d'un taxi en route pour le Face, lorsque ça s'est produit. Très honnêtement, je n'ai pas bien compris ce qui s'est passé, j'ai vu une voiture blanche arrêtée devant nous sur l'autoroute, que faisait-elle là, je n'en ai aucune idée. Toujours est-il que notre taxi a pilé juste à temps pour éviter de lui embrasser l'arrière train. Si notre taxi a plus de réflexes que flash, ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde et la voiture qui nous suivait, n'a pas réussi à s'arrêter à temps. Nous nous sommes donc royalement fait emboutir le derrière.
Une fois le choc passé, le temps que l'on reprenne nos esprits et que l'on s'assure que nous allions bien, il a bien fallu agir.
Notre chauffeur, loin de se soucier de notre sort, est sorti converser avec notre agresseur et tous deux se lançaient des noms d'oiseaux à faire pâlir la grippe aviaire.
A cet instant donc, que faire:
Réponse A: rester dans le taxi et attendre qu'il reparte, ce dont nous doutions vu la rudesse du choc.
Réponse B: faire du stop sur l'autoroute (temps de survie estimé à 3 minutes une fois sorti du véhicule)
Réponse C: prier la vierge Marie et attendre un miracle
Réponse D: appeler un ami ou demander l'aide du public
Finalement nous avons opté pour la réponse B (c'est mon dernier mot Jean-Pierre), en espérant qu'un taxi s'arrêterait très rapidement. Ce fût à n'en point douter la meilleure chose à faire, puisque à peine sorti du véhicule, un taxi stoppa son véhicule devant notre taxi agonisant et nous pris à son bord.
Le temps de dire bye bye à notre malheureux chauffeur du soir et nous sommes repartis pour le Face.
Heureusement pour nous, cet accident fût sans conséquence, hormis pour Rémi qui avait mal au cou et qui était persuadé d'avoir des contusions internes et Karen qui s'en est sorti avec un bleu au bras.
Finalement, il n'y a vraiment que moi qui n'aie rien eu, mis à part la chance de vivre mon premier accident de taxi à Shanghai et la matière pour l'article que voici.